L’essentiel de ce qu’il faut retenir

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Notre consommation d’Internet à doublé en 6 ans (mais ce n’est pas si inquiétant).

Si l’on doit faire un constat en cette fin de décennie, c’est bien celui-ci : nous passons de plus en plus de temps sur internet. Avec une moyenne de 6h42 dans le monde (et 4h38 pour la France), cela signifie que nous sommes devant nos écrans plus du quart de notre temps éveillé.

Soit deux fois plus qu’en 2013…

On pourrait penser que cela à un impact négatif sur nos vies et nos cerveaux, de nombreux scientifiques s’accordent à le dire. Mais ce volume de temps ne signifie pas grand chose si il est analysé hors contexte.

L’Etude « Content Moments » de Verizon Media s’est intéressée à ce sujet, en analysant les motivations de 60 000 personnes dans le monde lorsqu’elles consultent des contenus en ligne. Elle a permis de comparer les résultats avec des statistiques de 2016, et il en ressort plusieurs faits particulièrement intéressants.

Par exemple, on constate que les 16-24 ans ont trouvé de plus en plus d’intérêt pour les questions sociales, avec une progression de plus de 40% des recherches en ce sens. Plus largement, on s’aperçoit que le fait de vouloir trouver des réponses à des questions bien spécifiques a augmenté de 30%, quelque soit la tranche d’âge concernée. Les navigations destinées aux loisirs et à la distraction ont quant à elles réduit de près de 40%.

Cela ne veut pas dire que toute consommation du Web aujourd’hui est liée au savoir et à la connaissance, mais c’est une preuve du fait que nous sommes petit à petit sortis d’une consommation « bête » (voire inutile), d’un « scroll » aléatoire pour passer le temps. Les internautes privilégient maintenant des contenus réellement bénéfiques pour eux, pour leur culture, etc.

Et c’est notamment ce qui à permis l’émergence de nouveaux types de contenus, de nouveaux formats, offrant des informations plus qualitatives et plus adaptées à des cibles précises. C’est donc une évolution très positive qu’il ne faut pas prendre à la légère. Les internautes ont fini par se lasser du « snack content » qu’ils ont naturellement remplacé par des contenus utiles, parfois même engagés. Cette évolution nous invite à réfléchir sur les attentes des utilisateurs quant aux contenus de demain. L’offre doit être repensée pour être plus adaptée à ces nouveaux besoins et à ces nouvelles envies. Et cela passe aussi (bien entendu) par des publicités plus informatives et moins intrusives, plus créatives et plus intelligentes.

De quoi donner des idées aux annonceurs ainsi qu’aux producteurs de contenus ? Sans aucun doute. À nous, communicants, de bâtir dès aujourd’hui l’Internet que nous voulons vivre demain.