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Production de contenus : qui doit payer la facture écologique ?

À l’heure où toutes les industries se réinventent pour s’adapter aux nouvelles contraintes liées au développement durable, où en sommes-nous, nous, acteurs de la communication et de la publicité, dans cette transition devenue essentielle pour sauver notre planète ?

Du contenu, encore du contenu, toujours plus de contenu. Avec l’avènement du digital et de la présence sur les réseaux sociaux, les marques ont plus que jamais besoin de proposer des créations originales et ce, tout au long de l’année.

Aujourd’hui, la production globale, et majoritairement celle de films publicitaires, est le plus grand gouffre écologique de nos secteurs. Entre les voyages parfois à l’autre bout du monde, les déplacements de matériel où encore le besoin en énergie sur les tournages, la production doit revoir ses ambitions pour coller à ces nouveaux standards « propres ».  Et elle doit le faire rapidement.

Mais par où commencer ?

La RSE a pris une place essentielle dans nombre d’entreprises et de groupes, que ce soit en France ou ailleurs dans le monde. Elle permet d’assurer qu’une entreprise s’adapte bien à toutes les nouvelles normes demandées à ces grandes structures afin de réduire leur impact sur l’environnement. Néanmoins, ces dernières n’ont pas toujours une capacité d’adaptation suffisamment rapide, et notamment lorsque les demandes clients sont faites à la dernière minute, avec des projets organisés dans l’urgence (ce qui est, on ne va pas se mentir, très souvent le cas.).

Alors avec ce constat, quelles solutions s’offrent à nous pour produire toujours plus de contenus tout en émettant le moins possible ?

Commencer par penser local, à l’image du slip français, en faisant du tournage “Made in France” (où Europe). C’est à dire en privilégiant des tournages à proximité. Alors certes les coûts de production augmentent par rapport à d’autres pays comme l’Afrique du sud ou certains état de l’est de l’Europe, mais les émission de gaz à effet de serre en sont drastiquement réduites. Et c’est finalement une manière différente de dépenser, par compensation d’émission.

Mais il existe aussi des solutions directement au sein des tournages pour réduire cet impact environnemental des productions. Que ce soit au niveau de l’organisation et de la volonté de sélectionner des prestataires qui respectent eux-mêmes certains standards écologiques, en passant par le choix de solutions techniques plus “responsables”, avec notamment l’utilisation de nouvelles technologies comme les LEDs pour la lumière, où par une production alternative d’énergie (les tournages étant très gourmands en électricité).

Cette responsabilité écologique doit en tout cas être prise en compte dans toute la démarche publicitaire, de la conception à la production, et autant pour l’agence dans la création des contenus que pour l’annonceur dans ses attentes. Mais la répartition de la responsabilité agence/annonceur peut vite devenir un peu floue que ce soit en terme d’actions, ou de financement.

Alors comment imaginer l’avenir de la production dans les années à venir ? Quelles solutions pour demain ? Et surtout, à qui la responsabilité sur ces problématiques qui peuvent concerner plusieurs acteurs simultanément ? Une chose est sûre : il reste beaucoup à faire sur ce sujet dans les années à venir.

Parce qu’on ne devient pas vert du jour au lendemain.