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Tik Tok : mode d'emploi

Nous vous en parlions il y a déjà quelques mois, TikTok est rapidement devenue la référence des applications sociales auprès du jeune public. La plateforme a su s’imposer en force face à des géants comme Facebook ou Instagram. A tel point qu’elle est aujourd’hui la deuxième application la plus téléchargée au monde.

Pourtant, elle reste encore relativement “floue” pour beaucoup de ses utilisateurs (et notamment les “moins jeunes”). Comprendre son fonctionnement, son langage et son univers semble donc être un objectif important pour les communicants en cette année 2020. D’autant plus quand on en connaît le (nouveau) potentiel quasi sans limite.

À l’origine, elle s’appelait Musica.ly.  Mais en août 2018, le logo de l’application a laissé place à un nouveau logo encore inconnu pour le public européen : celui de TikTok. Cela est tout simplement dû au fait que ces deux “marques” ont fusionné pour s’étendre à l’international. En effet, TikTok cartonnait déjà en Asie sous le nom de Douyin (avec plus de 300 millions d’utilisateurs actifs par mois au moment de la fusion) et pour asseoir sa légitimité dans le monde entier, il a fallu trouver une plateforme (et donc une marque) commune : TikTok était née.

Tiktok permet de se filmer en se mettant en scène en faisant par exemple du “play-back”. Elle offre de nombreuses fonctionnalités pour dynamiser ses vidéo et contenus (filtres, émojis…). On pourrait vulgairement comparer TikTok à ce qu’était Vine il y a quelques années, en y ajoutant simplement certaines fonctionnalités de Snapchat aujourd’hui.

Là où l’affaire se complique, c’est quand on s’intéresse au fonctionnement de son algorithme. Ce dernier se base sur trois piliers, dont deux communs à la majorité des autres réseaux : le viral dans un premier temps, et la parfaite connaissance de ses utilisateurs dans un second temps. 

Mais ce qui différencie l’application du reste du monde, c’est son outil d’analyse des vidéos, une intelligence artificielle digne d’une équipe de recherches des services secrets. Cette IA est capable d’analyser le nombre de personnes présentent sur les vidéos, leur genre, l’arrière-plan de la prise ou même les objets s’y trouvant… Et grâce à cette innovation, elle est capable de filtrer les contenus afin de mieux les répartir auprès de ses communautés, ce qui lui permet de proposer le bon feed, presque personnalisé, à chacun de ses utilisateurs.

L’application connaît donc (presque) sur les bout des doigts ses utilisateurs, et ce notamment grâce à leurs likes et à l’analyse du contenu des vidéos likées.

Pour ce qui est de la partie “viralité”, c’est nettement plus simple : la plateforme met en avant les publications obtenant de nombreuses réactions, comme le font déjà la majeure partie des réseaux concurrents. 

Si son fonctionnement semble relativement simple en terme d’utilisation, sa communauté et le langage qu’elle y utilise sont quant à eux une autre paire de manche. En fait, la grande majorité du vocabulaire utilisé sur la plateforme se compose d’acronymes en tout genre. De notre côté, nous en avons sélectionné trois, que nous allons vous expliquer ci-dessous.

Le premier (et le plus répandu) est l’acronyme “FYP”, qui veut dire “For You Page”. C’est un point essentiel pour l’application puisqu’il correspond à son fil principal, à l’image du feed sur Facebook et de l’Explorer sur Instagram. Et c’est grâce à l’utilisation du hashtag #FYP, que les utilisateurs peuvent se retrouver sur le devant de la scène (ou du moins celle de TikTok) et par la même occasion de rencontrer une certaine célébrité (souvent très éphémère face à la quantité de contenus uploadés chaque jour). Ceci étant dit, l’algorithme reste complexe et de nombreux critères sont à prendre en compte dans l’arrivée des vidéos dans ce feed. Un algorithme qui ne facilite volontairement pas la vie des “Tiktokeurs” en quête de gloire.

Un second terme est très présent sur la plateforme, il s’agit de #POV (qui signifie “Point Of View”). Ce dernier est en fait un format type “selfie”, avec lequel l’utilisateur va pouvoir se mettre en scène et faire partager son “talent” avec sa communauté. Attention, petite particularité avec ce terme : en plus de désigner le format, il se réfère également au contenu. L’idée est ici d’avoir un bon jeu d’acteur car c’est la tout l’enjeu du POV : se mettre en scène sur une musique à la manière d’un clip.

Enfin, et pour conclure, la dernière expression qu’on a vu émerger avec la plateforme, c’est la notion de “e-girl” et “e-boy”. Cela désigne une catégorie de “TikTokeurs” célèbres sur la plateforme. Mais pour en faire partie, il faut cocher certaines cases essentielles. Et cela passe notamment par le fait d’arborer un look très… particulier. 

Pour les filles (les e-girls donc), il faut de préférence avoir les cheveux colorés, se dessiner des coeurs sous les yeux, ou encore avoir un style typé manga. Pour les garçons (les e-boys, donc…), on se rapprochera plus du style skateur, même si l’on doit ajouter à cela des éléments de l’univers manga. Le mot d’ordre est simple :  pour être un “e”, il faut cultiver une apparence mystérieuse. 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main (ou presque) pour appréhender cette nouvelle révolution TikTok. À vous de tout mettre en place pour briller sur cette plateforme qui nous promet de belles opérations marketing et de communication dans les mois et les années à venir, soyez-en sûrs…