On fait le bilan (calmement)

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On fait le bilan (calmement)

Newsletter hors-série – Été 2020
Overview de cette première partie d’année et des informations essentielles à retenir pour la rentrée.

Ce début d’année 2020 a été mouvementé, cela ne fait évidemment aucun doute. Riche en rebondissements, pour le meilleur et pour le pire, il laisse derrière lui beaucoup d’inquiétudes et une certaine incertitude. Aujourd’hui, on vous propose un récapitulatif des éléments marquants partagés dans nos précédentes newsletters, mais qui sont toujours (autant) d’actualité.

Privilégier les actes à la parole

On avait parlé dans notre tribune “coronavirus : la com est-elle contaminée?” des premières réactions des marques une semaine après le début du confinement. À ce moment, on avait remarqué que la tendance était à “l’utile” et aux actions concrètes.
Les marques sont aujourd’hui considérées comme des acteurs nationaux aussi, voires parfois plus influentes encore que les institutions. Ce nouveau statut implique de nouvelles responsabilités. Fini le mythe de la marque qui sauve le monde : le (ou la) covid-19 a remis les pieds sur terre, à tout le monde, et nous a rappelé des valeurs simples et pragmatiques de notre société comme la solidarité ou l’entraide.  Selon une étude de Kantar, les consommateurs seraient en attente d’une publicité plus utile. En effet, 77% “des interrogés attendent de la publicité qu’elle parle de l’utilité de la marque dans nos nouveaux quotidiens”.
Les messages publicitaires grandiloquents sont donc de moins en moins adaptés et il vaut mieux privilégier une com’ utile, et du contenu qui a impact sur celui qui le consomme. Pour résumer, il semble important d’arrêter de faire de la publicité pour faire de la publicité. Ce ne doit jamais être une fin en soi pour la marque, mais un moyen précis et spécifique d’apporter un message durable, une implication concrète dans nos quotidiens de consommateurs (et de citoyens avant tout).

 

Top 5 des tendances à ne pas oublier

  1. Le local : le confinement a eu pour conséquence d’augmenter une méfiance déjà importante des français vis à vis de la mondialisation. Les circuits-courts et le local ont plus que jamais la côte auprès de français : 75% d’entre eux essaient d’acheter des produits locaux aussi souvent que possible (kantar avril 2020). Une tendance qui se confirme encore avec l’été qui arrive : en effet, la peur d’un reconfinement pousse les français à miser sur des vacances locales et seulement 10% d’entre eux ont l’intention de partir à l’étranger pendant l’été. Pour le reste, on a ouï dire que l’Ardèche et la Dordogne vont se remplir de touristes “bien de chez nous” (pour le plus grand bonheur des professionnels du tourisme de ces deux départements).

  2. Le temps long : Autre effet du confinement, le ralentissement général de nos vies quotidiennes. Il a touché le monde entier et aura pour conséquence une crise économique planétaire sans précédent. Mais il a permis à certains de réaliser l’importance de prendre le temps pour les choses qui comptent vraiment. Le temps est peut-être venu pour les marques de privilégier une com’ plus espacée, avec des contenus plus qualitatifs, plutôt que d’essayer d’être frénétiquement sur “tous les coups”.

  3. Le tout digital : La distanciation sociale (ou plus précisément physique) a achevé de faire prendre à la société un virage numérique déjà bien entamé.
    Cette tendance se confirme également cet été où tous les événements en plein air se sont tournés vers le digital pour occuper l’espace. On pense notamment à PNL qui diffuse son concert en partenariat avec Netflix, ou encore à la campagne d’Arte Concert qui s’occupe de repasser les festivals de l’été dernier.

  4. Le Do It Yourself :
    Cette tendance fait écho à l’engouement créatif qui a eu lieu pendant le confinement. Les français, privés de nombreux droits et couverts de restrictions, ont dû redoubler d’inventivité pour supporter le confinement. Les challenges sur les réseaux sociaux se sont multipliés et ont vu fleurir des tutos en tout genre pour s’essayer au “DIY”, que ce soit en cuisine, en sport et même en chimie avec les gels-hydroalcooliques faits maison.
    Du côté des marques, la palme d’or revient à Burger King avec son fameux Whopper du confinement, qui a proposé à ses abonnés de recréer l’iconique burger en version “Home made”, en attendant de pouvoir à nouveau déguster la version originale en restaurant : chapeau bas.

5. La santé & le bien-être :
Quoi de plus logique avec une pandémie mondiale, que tout le monde se préoccupe de sa santé et comprenne qu’elle n’est pas nécessairement chose acquise. C’est un élément qui continuera à prendre de l’ampleur tant les individus sont de plus en plus concernés par ce qui orbite autour de leur bien être. Un phénomène qui touche particulièrement l’alimentation où la confiance envers l’industrie n’est pas à son maximum. Une tendance déjà vraie avant le confinement. En effet, 78% “des français affirment être plus attentifs aux effets de ce qu’ils mangent sur leur santé”. ObSoCo, avril 2020

 

Ce début d’année 2020 nous a donc appris à devenir flexible et à mettre nos certitudes sur notre travail et notre vie en générale entre parenthèse. Que ce soit pour le Covid ou pour les mouvements sociaux qui ont touché le monde entier quelques semaines avant la pandémie mondiale, la société subit des transformations inattendues et pour lesquels les temps d’adaptation sont très courts. Pour les marques, c’est la même chose. Elles doivent à présent naviguer à vue, en essayant tant que possible de s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs. De nouvelles attentes qu’eux mêmes ont encore du mal à comprendre dans un contexte où l’incertitude est toujours aussi forte. 

Dans tous les cas, les réponses à ces nouvelles problématiques ne tarderont pas à se faire connaître : rendez-vous début septembre pour faire le point sur cet été pas tout à fait comme les autres…

Bonnes vacances !